Aujourd’hui quel est le vin qui nous manque ?

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Ou quand le rituel devient signe de vie…

  J’ai  voulu revivre de l’intérieur les « Noces Cana » comme si j’y étais.

Alors où suis-je ?

A cana ( qui signifie l’endroit des roseaux). Le roseau symbolise la fragilité, la faiblesse de l’homme. Mais c’est aussi ce même roseau qui entre dans la composition des huiles saintes, et c’est surtout sa racine qui dégage une odeur agréable. C’est également ce qui sera remis entre les mains de Jésus au moment de sa crucifixion.

 Que se passe t-il ?

Nous sommes à des noces. Dans la tradition juive celles-ci durent 7 jours. Chaque jour est prononcé une bénédiction , d’où son nom Cheva Berakhot. La récitation de ces bénédictions nécessite la présence d’un quorum de dix hommes majeurs, le marié inclus. La bénédiction était prononcé au dessus d’un verre de vin.

Le 3eme jour des bénédictions, Jésus arrive avec ses disciples. Le chiffre 3 exprime la totalité, sans doute parce qu'il y a 3 dimensions du temps : le passé, le présent et l'avenir.  Dire 3 équivaut à dire « la totalité » ou « toujours ». 

Que fait Marie ?

Marie s’inquiète. Elle reconnaît le besoin immédiat et surtout signale le manque. Elle annonce la transformation nécessaire.

 La réaction de Jésus :

Il s’adresse à la femme. Ou à la femme que je suis. Quelle est donc cette audace avec laquelle tu m’interpelles ? Mais si elle le fait, c’est parce qu’elle sait qu’il peut répondre à ce manque.

Qu’y a t-il entre toi et moi ?

Qu’y aurait-il entre toi et moi comme obstacle qui justifierait que je ne t’exauce pas ?

Jésus l’a compris, elle est bien dans le rôle de la «femme», ou de la fiancée appelée à s’unir avec le Christ pour donner naissance à une réalité nouvelle.

Que se passe t-il alors ?

En principe, c’est le maitre de repas qui offre le vin. Mais le vin manque. Malgré l’union qui est célébré il manque quelque chose à ces hommes pour être comblés. Plutôt que de resservir du vin, ce qui aurait été simple et logique, Jésus demande aux serviteurs de remplir les jarres.

Ces jarres d’ablution, vont être remplies jusqu’à ras bord pour signifier la plénitude du don de Dieu.. De cette eau, en principe utilisé pour laver l’extérieur, Jésus, à partir de ce que nous sommes, ne nous vide pas, il nous transforme. Et Jésus devient alors le véritable Epoux pour tous.

Cette transformation de l’eau en vin signifie le don, l’abondance qu’il veut nous offrir à partager sa vie, de l’intérieure. Ce vin sera transformé en sang au moment de la Cène. Voilà ce à quoi nous communions chaque dimanche. Cette vie qui se donne, se partage, dans le secret.. Mais Jésus nous demande de remplir nous même les jarres…il ne nous impose rien.  Et nous pourront y puiser pour nous ou pour les autres.

Qu’en est-il pour nous aujourd’hui ?

Eh bien comme les juifs de l’époque, il nous appelle à nous purifier, en confessant notre péché, ce qui pourrait y avoir entre nous qui fasse obstacle à l’accueil de ce don. Sans que nous lui rétorquions comme la Samaritaine «  mais le puits est profond !!! » car la seule réponse qu’il nous donnera toujours est «  Si tu savait le don de Dieu ».

Alors qu’en cette fête de l’épiphanie, nous puissions tous accueillir cette manifestation de Dieu dans nos cœur, dans nos vies et surtout la partager à tous ceux que nous rencontrons au cours de cette année 2012.

Karima

 

dimanche 08 janvier 2012 19:37 , dans COMMENTAIRES EVANGILES


Cyber retraite de Careme

samedi 12 mars 2011 10:34 , dans COMMENTAIRES EVANGILES


Noel.... en silence

Blog de kak094 : ktblog, Noel.... en silence 

Dieu vient là où il sait rencontrer la foi, c'est-à-dire l'accueil et l'assentiment de l'être humain. C'est pourquoi Marie est la figure de l'humanité. Elle est la figure de l'Eglise, celle des femmes et des hommes offrant par leur foi un terrain d'incarnation à la Sagesse, au Verbe et à l'Esprit. Donc, à Dieu. D'où, l'importance de nos petits "fiats" quotidiens, prononcés dans la peine ou le découragement. Nous pouvons même, comme Elisabeth, "concevoir dans notre vieillesse, alors que jusque-là notre vie était peut-être stérile".

Mais pour que cela se réalise, nous devons accueillir la Parole sans nous dérober.

Alors, nous serons fécondés par l'Esprit, qui nous permettra de faire naître le Christ en ce monde. Et ce n'est pas une figure de style. "Heureux, vous aussi, qui avez entendu et qui avez cru ; car toute âme qui croit, conçoit et engendre le Verbe, et le reconnaît à ses œuvres", disait en prêchant le grand S. Ambroise.

 

La Bible nous rappelle constamment que la Parole de Dieu est toujours créatrice, toujours féconde. Et que, comme au premier jour de la création, l'Esprit de Dieu plane sur le monde, pour féconder la terre et féconder les cœurs.

Rien n'est impossible à Dieu. Cela veut dire en clair qu'il peut faire jaillir du neuf d'un monde "vague et vide". Tout comme d'un cœur usé, malade, désespéré, mais aussi d'une civilisation épuisée, égarée, que l'on croirait à jamais stériles.

C'est pourquoi, sous peine de trahir ou même de mépriser l'Incarnation et son mystère, il ne faut jamais séparer l'annonce de la Nativité de l'annonce du Jugement dernier, qui nous révèle que le Christ n'est pas à chercher dans les nuées. Mais d'abord parmi les prisonniers et les affamés, les opprimés, les isolés, sans espoir, sans-abri.

Il ne suffit donc pas de se laisser émouvoir par le souvenir de l'enfant couché dans la mangeoire d'animaux, et de célébrer Noël dans la joie et les chants.

 

Nous ne pouvons pas accueillir le Verbe de Dieu à Noël sans nous préoccuper d'une manière ou d'une autre, modestement peut-être, mais concrètement des sans crèche.

De l'immense armée des enfants aussi, qui meurent de faim, ou sont livrés à l'esclavage du travail, aux chasseurs de sexe, aux fusils des escadrons de la mort. Ou d'autres enfants, gâtés, entourés, choyés, mais qui sont parfois en même temps délaissés, abandonnés à eux-mêmes, et finalement méprisés. S'il y a l'enfant roi, il y a aussi l'enfant victime.

Laisserons-nous le Seigneur construire lui-même sa demeure en nous ? Accepterons-nous qu'il bâtisse en nous son temple, comme il l'entend ?

 

P. Fabien Deleclos, franciscain (T)

 

mercredi 22 décembre 2010 07:46 , dans COMMENTAIRES EVANGILES


Oracle contre les citoyens du peuple Saint !

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Oracle contre les citoyens du peuple Saint !

Ainsi parle le Seigneur 

Vous ne prophétisez pas !

Multipliez vos révoltes même si vous savez qu’ils haïssent celui qui rappelle à l’ordre.

Celui qui prend la parole avec intégrité.

Celui qui dénonce l’oppression du juste.

Celui qui débusque l’extorqueur.

Rétablissez le droit au tribunal des justes.

Dieu méprise nos assemblées, nos pèlerinages, nos louanges, si nous ne faisons d’abord droit au pauvre.

Que la justice reprenne sa place.

L’on vous dira «  Allez ailleurs, laissez-nous tranquille »

Mais vous tiendrez bon :

Vous prophétiserez en disant pourquoi et comment….afin que chacun sache que la Parole du Seigneur ne passera pas.

Cette Parole que nous aimerions entendre dans nos assemblées, nos églises, ruinées par la famine.

Notre Esperance est mise à rude épreuve.

Mais le Seigneur l’a dit :

« Ils rebâtissent des villes dévastées pour y rester… »

Amos nous rappelle l’urgence de redevenir des citoyens du peuple Saint.

Karima

samedi 03 juillet 2010 11:43 , dans COMMENTAIRES EVANGILES


Etranger

Auteur : Rafael Amor,
chanteur uruguayen


Ne m'appelle pas étranger
parce que je suis né en terre lointaine,
ou parce que le Pays d'où je viens
porte un autre nom.

Ne m'appelle pas étranger
parce qu'un sein étranger m'a nourri
ou parce que les histoires de mon enfance
étaient racontées dans une langue qui t'est inconnue.

Ne m'appelle pas étranger
parce que l'amour d'une mère
nous apporte à tous la même lumière.
Dans leurs chants et leurs caresses,
proches de leur coeur,
elles nous imaginent comme des êtres égaux.

Ne m'appelle pas étranger.
Ne pense pas d'où je viens.
Il est préférable de penser à notre destin commun
et voir où le temps nous guide.
mains.jpg

Ne m'appelle pas étranger.
Ton blé est comme le mien
et tes mains comme les miennes !
Et la faim, jamais vaincue, s'abat partout,
continuellement sans choisir ses victimes.

Ne m'appelle pas étranger
parce que ta route m'a attiré
et parce que je suis né dans un autre pays,
parce que j'ai connu d'autres océans
et appareillé à d'autres ports.

Mais les mouchoirs voletant
pour se dire adieu sont les mêmes,
comme sont identiques les yeux humides de larmes
de ceux que nous laissons.
Les prières et l'amour de ceux
qui espèrent notre retour sont les mêmes.

Ne m'appelle pas étranger.
Tous, nous pleurons avec la même voix
et partageons la même fatigue,
que nous traînons derrière nous
depuis le commencement des temps.
Quand les frontières n'existaient pas encore,
bien avant l'existence de ceux qui divisent et tuent,
de ceux qui vendent nos rêves
et qui auraient, un jour, inventé la parole ''étranger''.

Ne m'appelle pas étranger.
C'est un mot triste, un mot froid qui évoque l'exil.
Ne m'appelle pas étranger.
Regarde ton fils courir avec le mien,
main dans la main, jusqu'au bout du chemin.

Ne m'appelle pas étranger
parce qu'ils ne comprennent rien à la langue,
aux frontières, aux drapeaux.
Regarde-les dans le ciel :
une seule colombe les emporte
unis dans un vol unique

Ne m'appelle pas étranger.
Regarde-moi dans les yeux,
outre la haine, l'égoïsme et la peur
et tu verrras que, moi aussi,
je suis un être humain.
Je ne peux pas être un étranger.

Titre original : ''No me llames estranjero''

mercredi 26 mai 2010 11:11 , dans TEXTES


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